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Nuit de chien

Nuit de chien

Un film de Werner Schroeter

Avec Pascal Greggory, Bruno Todeschini, Eric Caravaca, Jean François Stevenin

Gare de Santamaria – nuit. OSSORIO, un homme d’une quarantaine d’années, descend d’un train au milieu d’une foule de réfugiés et de soldats épuisés. C’est dans une ville assiégée que ce héros d’une résistance en débâcle tente de retrouver ses anciens alliés et celle qu’il aime. Mais la situation a bien changé, et les amis d’hier n’ont plus le même discours. Tandis qu’une milice déchaînée terrorise la ville, chacun cherche désormais à sauver sa peau.

Date de sortie

Casting

Pascal Greggory - Ossorio
Bruno Todeschini - Morasan
Eric Caravaca - Villar
Jean François Stevenin - Martins
Amira Casar - Irène
Sami Frey - Barcala
Bulle Ogier - Dona Inès

Équipe

Compositeur: Eberhard Kloke

Directeur de production: Ana Pinhão Moura

Chef décoratrice: Isabel Branco

Monteuse: Julia Gregory

Monteuse: Bilbo Calvez

Assistant réalisateur: José Maria Vaz Da Silva

Ingénieur du son: Pierre Tucat

Ingénieur du son: Matthias Lempert

  • Festival de Venise

    Prix Spécial du Jury à Werner Schroeter

Werner Schroeter

Werner Schroeter, réalisateur

Né à Georgenthal (Thuringe), Werner Schroeter suit des études de psychologie à l’université de Mannheim, puis exerce la profession de journaliste de 1964 à 1966 avant de s’orienter vers le monde du spectacle en 1967. Il commence une carrière de cinéaste expérimental, concevant notamment un film (Neurasia, 1969) destiné à être projeté sur deux écrans simultanément.


La majorité de ses œuvres de jeunesse rendent hommage à l’opéra, et en particulier à Maria Callas. Avec son premier long métrage Eika Katappa (1969), il attire l’attention de la critique internationale au festival de Mannheim, puis à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Cette œuvre d’une extrême originalité intègre déjà toute la thématique qui nourrira ses films : l’opéra, la chanson populaire, la théâtralité, l’utilisation de travestis dans les rôles de femme, l’obsession de la mort et une polyvalence des pratiques artistiques les plus diverses. On y découvre aussi l’interprète qui deviendra son interprète fétiche, Magdalena Montezuma.


Dans la constellation du jeune cinéma allemand de l’époque (Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder), Werner Schroeter apparaît comme un poète d’avant-garde. Aimant tourner ses films à l’étranger, il réalise Salomé (1971), d’après Oscar Wilde, au Liban, la Mort de Maria Malibran (Der Tod der Maria Malibran, 1971) en Autriche, Willow Springs (1973) aux États-Unis, l’Ange noir (Der Schwarze Engel, 1974) au Mexique, le Règne de Naples (Regno di Napoli, 1978) en Italie, Flocons d’or (1976) en France et le Jour des idiots (Tag der Idioten, 1981) à Prague. Esthète éclectique épris de « beauté convulsive », Schroeter travaille avec des actrices telles que : Carole Bouquet, Isabelle Huppert, Andréa Ferréol, Bulle Ogier ou Maria Schneider, filme des pièces de théâtre (Salomé, Macbeth, le Concile d’amour) et des documentaires dont la Répétition générale (1980), film tourné au festival d’Avignon, De l’Argentine (Zumbeispiel Argentinien, 1986) et Poussières d’amour (Abfallprodukte der Liebe, 1996).


Il réalise un essai sur l’opéra avec les cantatrices Anita Cerquetti, Rita Gorr et Martha Mödl et une fiction politique : Palermo (Palermo oder Wolfsburg, 1980) qui obtient l’ours d’or à Berlin. Il est également l’auteur en 1990 d’une adaptation du roman d’Ingeborg Bachmann Malina.