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Généalogies d'un crime

Généalogies d'un crime

Un film de Raúl Ruiz

Avec Catherine Deneuve, Melvil Poupaud, Michel Piccoli, Mathieu Amalric

Premiere: mars 1997


A Vienne quelque temps avant la guerre, Hermine Helmut von Hug, psychanalyste pour enfants, est persuadée que son neveu âge de cinq ans a des tendances homicides. Elle décide donc d'étudier l'évolution inexorable des penchants criminels de son neveu. Celui-ci commet finalement le crime tant attendu: il tue sa tante.

  • 1997, Durée : 1h53 | Version restaurée

Date de sortie

Casting

Catherine Deneuve

Melvil Poupaud

Michel Piccoli

Mathieu Amalric

Raúl Ruiz

[FR] En 1983, Serge Toubiana écrivait dans Le Cas Ruiz, son texte de présentation des Cahiers du Cinéma n°345, consacré à Raúl Ruiz : « Le cinéaste le plus prolifique de notre époque, dont la filmographie est ”presque” impossible à définir, telle est grande la diversité, la splendeur et la multiplicité de ses réalisations depuis plus de vingt ans ». Atteignant une reconnaissance internationale dans la fin des années 70, Raúl Ruiz s’est révélé l’un des cinéastes les plus enthousiasmants et innovateurs de son temps, faisant preuve d’une diversité intellectuelle et d’une expérimentation artistique plus riche qu’aucun autre cinéaste depuis Jean-Luc Godard.


Ruiz, après avoir soutenu le Gouvernement de Salvador Allende, a été forcé d’abandonner son pays pendant le coup d’état fasciste de 1973. Influencé par la tradition fabuliste qui parcourt une grande partie de la littérature latino-américaine (Gabriel García Márquez, Jorge Luis Borges et Alfonso Reyes), Ruiz est un poète d’images fantastiques dont les films glissent, sans effort, du réel à l’imaginaire et vice-versa. Manipulateur de jeux sauvages et intellectuels dans lesquels les règles sont toujours changeantes, les techniques de Ruiz sont aussi diverses que ses films. Dans cette Tour de Babel cinématographique où les langues, les langages et les formes vont main dans la main, se mélangeant, se disputant ou parfois s’harmonisant, nous reconnaissons les fondements d’une organisation d’images qui favorisent l’émergence d’un spectateur différent. Au cours d’une carrière extrêmement prolifique – plus de 100 films réalisés en 30 ans – ce touche à tout s’est penché aussi bien sur le documentaire que sur des œuvres de fiction, pour des sorties salles comme pour des télévisions européennes.


L’admiration pour l’œuvre de ce maître du cinéma naît aussi du génie avec lequel il accepte et concrétise, avec un mérite salué, des défis cinématographiques qui semblaient impossibles à beaucoup. Trois vies et une seule mort, dans lequel Marcello Mastroianni incarne trois personnages à la fois, Généalogies d’un crime, qui s’empare d’un sulfureux fait divers, Le Temps retrouvé, d’après le roman de Proust jugé inadaptable et Les Mystères de Lisbonne, tourbillon feuilletonesque de près de 4h30, en sont de parfaites illustrations. Ces films permettent également de souligner l’aspect éminemment accessible et populaire que revêt le cinéma de Ruiz : en France, Le Temps retrouvé et Les Mystères de Lisbonne, malgré leur longue durée, ont réuni respectivement plus de 350.000 et 100.000 spectateurs.

  • Festival International du Film de Berlin

    Ours d’Argent

News sur Généalogies d'un crime

Rétrospective Raúl Ruiz en quatre films – En salle à partir du 7 août

C’est avec une grande fierté que nous ressortons en salle quatre films d’un auteur avec qui nous avons travaillé à de nombreuses reprises par le passé, et malheureusement disparu aujourd’hui, Raúl Ruiz. Cette collaboration, qui s’est étalée sur plus de trente années, continue de marquer durablement l’ADN d’Alfama Films aujourd’hui.

Revue de presse

« Ruiz anime du même élan acteurs, dialogues et situations en un joyeux rallye où l’absurde et la logique, le banal et le loufoque se fondent en une étincelante comédie noire »

Le Monde

« Que faire du cinéma au bout d’un siècle ? Comment inventer de nouvelles histoires ? A ces questions qui se posent à tout art moderne, Ruiz apporte ses réponses de conteur baroque et compulsif : il ne trie pas, il garde tous les signes de l’ancien cinéma

Les Inrocks

« Ruiz montre ici qu’il est un Babélien du cinéma, dont il parle tous les idiomes, depuis la novlangue hollywoodienne jusqu’aux dialectes résistants »

Libération

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