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Cendres et sang

Cendres et sang

Un film de Fanny Ardant

Avec Ronit Elkabetz, Marc Ruchmann, Abraham Belaga

Exilée de son pays, depuis l'assassinat de son mari dix ans plus tôt, Judith vit à Marseille avec ses trois enfants. Après avoir refusé pendant des années de revoir sa famille, Judith, malgré ses craintes et ses secrets, se laisse fléchir par le désir de ses enfants et accepte l’invitation au mariage de leur cousine.Ils partent passer un été au pays, à la découverte de leurs racines et de leur histoire. Mais le retour de Judith ravive les vieilles haines entre clans rivaux. Inexorablement, l'engrenage de la violence se met en marche, le sang appelant le sang...

  • Site officiel
  • 2009, Durée: SCOPE 2.35, Son: Dolby SRD, VO FR/ Romanian ST FR/ENGL

Date de sortie

Casting

Ronit Elkabetz - Judith

Marc Ruchmann- Ismael
Abraham Belaga - Pashko
Claire Bouanich - Mira

Équipe

Directeur de Production - Nicolas Picard

Directeur de la Photographie - Gérard De Battista
Ingénieur du Son - Pierre Tucat
Mixage - Mélissa Petitjean
Musique Originale - David Moreau
Montage Image - Célia Lafitedupont
Montage Son - Nicolas Bouvet-Levrard
Montage Paroles - Sébastien Pierre

Fanny Ardant

Directeur:

2008 - CENDRES ET SANG

Directeur de l'opéra:

2008  - VERONIQUE de André MESSAGER

Direction musicale:

Jean-Christophe Spinosi - Théâtre du Châtelet


Actrice:

2008 - VISAGES de Tsaï MING-LIANG

2007 - HELLO GOODBYE de Graham GUIT

2007 - IL DIVO de Paolo SORRENTINO    

2007 - L’ORA DI PUNTA de Vincenzo MARRA

2006 - ROMAN DE GARE de Claude LELOUCH

2006 - HA-SODOT de Avi NESHER

2006 - NATHALIE de Anne FONTAINE

2006 - EL AÑO DEL DILUVIO de Jaime CHAVARRI

2006 - L’ODORE DEL SANGUE de Mario MARTONE

2001 - SIN NOTICIAS DI DIOS de Augustin DIAZ YANES

2001 - HUIT FEMMES de François OZON

Berlin Festival, Silver Bear for the eight actresses

European Award 2002 for the eight actresses

2003 César nomination as Best Actress

2001 - CALLAS FOREVER de Franco ZEFFIRELLI

2001 - CHANGE-MOI MA VIE de Liria BEGEJA

1999 - LE FILS DU FRANÇAIS de Gérard LAUZIER

1999 - LE LIBERTIN de Gabriel AGHION

1998 - LA CENA de Ettore SCOLA

1998 - LA DÉBANDADE de Claude BERRI

1997 - ELISABETH de Shekkar KAPUR

1995 - AL DI LÀ DELLE NUVOLE

de Michelangelo ANTONIONI et Wim WENDERS

1995 - SABRINA de Sydney POLLACK

1995 - DÉSIRÉ de Bernard MURAT

1995 - RIDICULE de Patrice LECONTE

1995 - PÉDALE DOUCE de Gabriel AGHION

1995 - 1996 César as Best Actress

1993 - LE COLONEL CHABERT de Yves ANGELO

1992 - AMOK de Joël FARGES

1991 - RIEN QUE DES MENSONGES de Paule MURET

1991 - LA FEMME DU DÉSERTEUR de Michel BAT-ADAM

1990 - AFRAID OF THE DARK de Mark PEPLOE

1989 - AVENTURE DE CATHERINE C. de Pierre BEUCHOT

1987 - PLEURE PAS MY LOVE de Tony GATLIF

1987 - PAURA E AMORE de Margareth VON TROTTA

1987 - AUSTRALIA de Jean-Jacques ANDRIEN

1986 - LE PALTOQUET de Michel DEVILLE

1986 - LA FAMIGLIA de Ettore SCOLA

1985 - CONSEIL DE FAMILLE de Costa GAVRAS

1985 - AFFABULAZIONE de Vittorio GASSMAN et Carlo TUZII

1985 - MÉLO de Alain RESNAIS

1984 - L’ÉTÉ PROCHAIN de Nadine TRINTIGNANT

1984 - L’AMOUR À MORT de Alain RESNAIS

1984 - LES ENRAGÉS de Pierre William GLENN

1984 - VIVEMENT DIMANCHE de François TRUFFAUT

1984 César nomination de la meilleure actrice

1983 - BENVENUTA de André DELVAUX

1983 - UN AMOUR DE SWANN de Volker SCHLOENDORFF

1983 - DESIDERIO de Léonardo TREVILLIO

1982 - LA VIE EST UN ROMAN de Alain RESNAIS

1981 - LA FEMME D’À CÔTÉ de François TRUFFAUT

1982 César nomination de la meilleure actrice

1980 - LES UNS ET LES AUTRES de Claude LELOUCH

  • Festival de Cannes

    Sélection Officielle - Hors Compétition

Fanny Ardant

Entretien avec Fanny Ardant


Comment est né ce projet de réalisation ?

Cela a commencé avec l’envie de raconter une histoire, cette histoire. Une fois qu’elle a été terminée, elle a été lue, et puis petit à petit la petite roue a entraîné la grande. L’avance sur recettes m’a donné confiance en moi, cela a été un moteur incroyable!

Et puis il y a eu Paulo Branco! Il s’est engagé dans l’aventure sans avoir peur ni de mon inexpérience, ni de rien. Claude Berri a également été important au moment de chercher de l’argent, et Gérard Depardieu et Micheline Rozan...


Racontez-nous le premier jour de tournage de Fanny, metteur en scène...

Je me souviens que le premier jour de tournage c’était la scène entre Pashko (Abraham Belaga) et Ilaria (Madalina Constantin), au bord de la rivière. Nous nous sommes levés de très bonne heure. Je suis arrivée dans une prairie au milieu de la brume. Il n’y avait personne et je suis restée longtemps au bord de l’eau à imaginer les répliques des deux personnages. Tout à coup, quand je me suis retournée, j’ai vu des camions, des caravanes, des chevaux, des tentes, des voitures, toute une vie qui attendait. Voilà, c’était parti. C’est à ce moment précis que tout est devenu concret.


Comment se sont passés vos rapports avec l’équipe de tournage ?

Ils m’ont tous protégée, soutenue, conseillée. J’étais toujours partagée entre l’imaginaire et le concret. J’aimais que Gérard de Battista me pose des questions. Je lui parlais en termes bizarres et lui il traduisait en objectif, en travelling et en panoramique. Pierre Tucat, le chef du son, aussi m’a beaucoup appris sur la patience, l’écoute et le détail.


Comment s’était faite la rencontre avec Gérard de Battista, votre chef opérateur?

Je le connaissais déjà car il avait travaillé en Hd la lumière de «Roman de Gare» de Claude Lelouch, que j’avais beaucoup aimée. Puis j’avais vu le film de Claude Miller «Un secret», sur lequel il avait également travaillé, et qui m’intéressait. Nous sommes partis avec une toute petite équipe : l’ingénieur du son, Gérard pour le cadre et la lumière, le pointeur et Marion Pin, la scripte, que je retrouvais aussi après le film de Lelouch. Isabel Branco

nous a rejoints, une décoratrice et costumière à qui rien n’était impossible et qui dans les conditions les plus difficiles avait toujours une solution.


Beaucoup de protagonistes portent une infirmité (Mira est sourde, l’une des sœurs boîte, Louppos a une cicatrice au cou)...

L’histoire de la violence est inscrite dans les cicatrices, visibles ou invisibles. La violence n’est pas uniquement dans les coups ! Tout ce que l’on perd ou ce que l’on gagne arrive souvent par une sorte de violence, ce que l’on subit aussi. Nous portons en nous des sortes de cicatrices, faites de tout ce que l’on a accepté. En racontant l’histoire de cette famille, je voulais parler de l’empreinte que peut laisser la violence, la terreur sur les êtres humains, l’autorité de la loi, l’humiliation...


Vous pensez déjà à un autre scénario ?

Cela passera de toute façon par le fait de raconter une histoire. Je pense que c’est parce que j’ai adoré que l’on m’en raconte. Je ne regarde pas la télévision, je ne lis pas les journaux, et les nouvelles me viennent toujours par le prisme de quelqu’un. C’est le récit qui me donne envie d’écouter la suite. La morale aussi, pour moi, est toujours passée par une histoire.

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